Depuis son premier court-métrage, Vertiges, réalisé de 1991 à 1993 tourné à la femis, il utilise la technique de l'animation image par image pour animer des marionnettes qu'il crée lui-même à l'aide de feuilles de plomb articulées au moyen de fils de cuivre. Il conçoit également le scénario et les décors de ses films. Il tourne ses cinq premiers films en utilisant une caméra 35 mm une cameréclair de 1932. En 2009, il publie un DVD regroupant ses cinq premiers courts-métrages. Depuis 2013, il tourne avec des appareils photo numériques reliés à un ordinateur. En 2019, il commence le tournage de son dernier film d'animation, La mer des histoires.
Dans ses films, il anime les vieux objets qu'il aime chiner aux puces pour raconter des histoires inspirées de contes traditionnels. Ses tableaux animés évoquent « autant les rouages du grand horloger Calder qu'un songe de Jérôme Bosch. » Ses sources d'inspiration sont multiples : les contes populaires, les grands mythes de la littérature et l'archéologie- 1993 : Vertiges, 8 min 30 s, tourné en 35 mm
- 1997 : Le grand faucheux, 17 min, tourné en 35 mm
- 2002 : Quichotte, 31 min, tourné en 35 mm
- 2006 : Ange ! Rêve ! 13 min 35 s, tourné en 35 mm
- 2009 : Eléftèria, 32 min, tourné en 35 mm
- 2014 : Pan, la nature de l'homme, d'après la nouvelle éponyme de Jean Giono, 20 min 40 s, tourné en numérique
- 2017 : La Petite Danseuse du Moulin Rouge, 20 min, tourné en numérique
- 2020 : La mer des histoires, 36 min 19, tourné en numérique, montage achevé par son équipe après son décès. Les dernières séquences n'ayant pas pu être tournées par le réalisateur, la fin du scénario est dite et chantée par sa fille sur les images du générique.
Documents divers
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Un avis en passant : Le cinéaste réinvente les formes du conte en y mettant une pincée
d’inquiétante étrangeté dans des récits muets mais bien sonore avec une
bande musicale utilisant des instruments qui ont une forte personnalité,
à l’instar de la guimbarde. Ses personnages filiformes aux têtes
effilées de moineau ne sont pas là pour séduire par leurs traits
résolument antiréalistes où se distinguent les divers matériaux
composites associés sur une structure en fil de cuivre apparent. La
beauté de l’univers d’Éric Vanz de Godoy se trouve aussi dans le souci
de faire apparaître sans complexe les éléments qui composent ses
personnages comme ses décors, partageant ainsi en toute transparence le
plaisir de la transmission pour le public désireux de créer à son tour
avec ses matériaux ses personnages et leurs histoires. Les contes
d’Éric Vanz de Godoy reviennent souvent de manière non innocente sur une
description critique de la société de consommation autour d’une
animation en papiers découpés. |




















Merci pour cette belle sélection de films ! C'est toujours un plaisir de découvrir du stop-motion...
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