Stan Vanderbeek est un artiste américain (1927-1984), pionnier dans le développement du cinéma expérimental et des techniques d'animation.
Il suit des cours au collège expérimental de Black Mountain où il
rencontre notamment l’architecte Buckminster Fuller et le compositeur
John Cage. De 1955 à 1965, il réalise ses premiers films principalement à
partir de peintures et de collages d’images trouvées dans des magazines
ou revues d’art. A cette époque, il n’hésite pas à mélanger
ironiquement les membres des corps des personnages, parfois des hommes
politiques (BREATHDEATH, 1964), ou à associer tableaux classiques et
modernes. Dans certains de ses films, il utilise aussi la peinture à la
brosse et la calligraphie dessinée (MANKINDA, 1957). Fin des années 50
et début 60 il enregistre des performances de Claes Oldenburg (SNAPSHOTS
OF THE CITYS, 1961) et Allan Kaprow. Il collabore ensuite avec des
danseurs tels que Merce Cunningham et Yvonne Rainer. Il crée des
spectacles pour le Movie-Drome, un théâtre à coupole qu’il a fait
construire pour y organiser des séances à multiples projecteurs. Il fait
partie des artistes qui nourrissent l’espoir de voir le satellite
tisser des liens simultanés entre les hommes. Il a justement travaillé,
dans cette visée utopique, comme artiste en résidence au sein de la
chaîne WGBH. En 1966, il travaille avec Ken Knowlton aux Bell Telephone
Laboratories. Il y réalise de nouveaux films d’animation avec un
ordinateur et expérimente la technique de l’hologramme. Il a reçu de
nombreux prix d’institutions connues : la fondation Rockefeller, la
fondation Guggenheim, ou le National Endowment for the Arts.


