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dimanche 8 avril 2018

Emile Cohl : courts-métrages 2 (1910) VF

Deuxième volet d'une rétrospective des courts d'Emile Cohl, 21 films, réalises en 1910.


En 1892, les Pantomimes lumineuses d'Émile Reynaud, les premiers dessins animés de l'histoire du cinéma, sont présentées au Musée Grévin à l’aide du Théâtre optique, système de projection sur grand écran de dessins tracés et coloriés directement sur une pellicule de 70 mm constituée d'une suite de carrés de gélatine protégés de l'humidité par un recouvrement de gomme-laque (procédé abandonné par la suite, car il ne permet pas le tirage de copies), les pellicules de l’époque sont en noir et blanc.
En 1906, on découvre un procédé nouveau pour le cinéma, ce que l’on nomme le « tour de manivelle », un « procédé (qui) fut appelé en France "mouvement américain". Il était encore inconnu en Europe», car le tour de manivelle provient du studio Vitagraph Company qui l'utilise pour mettre des objets inanimés en mouvement. C'est un américain, James Stuart Blackton, qui réalise alors le premier dessin animé sur support photographique de l'histoire du cinéma (ceux d'Emile Reynaud étant directement dessinés sur la pellicule), Humorous Phases of Funny Faces (Phases amusantes de figures rigolotes), où l'on voit, tracé en blanc à la craie sur un fond noir, un jeune couple qui se fait les yeux doux, puis vieillit, enlaidit, le mari fume un gros cigare et asphyxie son épouse grimaçante qui disparaît dans un nuage de fumée, la main de l'animateur efface alors le tout. Le dessin animé sur pellicule de cinéma argentique 35 mm, est né.
À son tour, Émile Cohl crée Fantasmagorie, qui est projeté pour la première fois le , au théâtre du Gymnase à Paris, pour la société Gaumont.
De 1908 à 1923, Émile Cohl réalise trois cents films, pour la plupart des films précurseurs en matière de cinéma d'animation, puisqu'il manie avec autant de bonheur le dessin que les allumettes, le papier découpé ou encore les marionnettes, ou les… citrouilles ! Ses films sont réalisés pour les compagnies cinématographiques françaises Lux, Gaumont, Pathé et Éclipse. Il travaille aussi pour les Laboratoires Éclair à Fort Lee aux États-Unis de 1912 à 1914, comme directeur d'animation.
La créativité, aussi bien technique qu'artistique, de ce que nous connaissons aujourd'hui de son œuvre (seuls 65 films d'Émile Cohl ont été retrouvés à ce jour) en font l'une des personnalités les plus inventives et les plus importantes des premiers temps du Septième art.
texte wikipédia


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